61 - Législatives des 25 mai et 1er juin 1997
61 - Législatives des 25 mai et 1er juin 1997
Suite à une dissolution "surprise" de l'Assemblée nationale (et à peine deux années après l'élection à la présidence de Jacques CHIRAC), mais compréhensible compte tenu de la gestion rigide du peu médiatique Premier ministre Alain JUPPÉ, une élection législative anticipée a lieu (1). Le Président par cette dissolution voulait anticiper d'un an l'échéance normale et se fondait sur des sondages qui lui paraissaient favorables.
La fracture sociale, principal thème de campagne du Président de la République, le taux du chômage toujours élevé (environ trois millions) comme les charges de la Sécurité sociale et les remèdes proposés, ne sont pas en faveur d'une majorité en mal de désunion. Il est étonnant que certains ont cru en des sondages favorables alors que l'issue de la législative était considérée comme moins favorable. Un changement de Premier ministre apparaissait plutôt nécessaire et une meilleure solution (avec par exemple Philippe SÉGUIN). La nécessaire limitation du déficit budgétaire imposée par le traité de Maastricht en vue de la monnaie unique (prévue en 2002) n'est pas pour faciliter l'action du gouvernement. La reprise des expériences nucléaires dans le Pacifique, ordonnée par CHIRAC dès sa prise de fonction et les mouvements sociaux (notamment à la SNCF, largement soutenus par le public malgré les désagréments qu'ils occasionnent), ne sont pas en faveur de la majorité.
Au total 577 circonscriptions sont en jeu, avec 6389 candidats (20% de plus qu'en 1993). Cette prolifération de candidats "hors partis traditionnels" n'est pas sans signification: désenchantement vis-à-vis des grands partis dont des électeurs ne se reconnaissent plus, rancunes personnelles, désir d'exprimer un corporatisme spécifique (2).
La 4 ème circonscription ne fait pas exception avec … 12 candidats.
Pour les Partis traditionnels, traduisant les positions gauche, droite, extrême droite: 6 candidats:
1- Pierre BECQUE, maire de Banyuls, UDF (Centre démocrate), est normalement investi par la majorité (UDF-RPR) en raison du partage des quatre circonscriptions du département (2 RPR, 1 CD, 1 DL). Il succède à la candidature (de triste mémoire) de Jean MADRÉNAS en 1993.
2- Jean CAMPO, conseiller municipal du Boulou représente la droite indépendante, investi conjointement par le MPF (Mouvement pour la France de DE VILLIERS) et le CNIP (Centre National des Indépendants et Paysans, parti vestige de la IVe République).
3- Gérard MONTERRAT, conseiller régional, représente le Front national
4- Henri SICRE, maire de Céret, conseiller général, député sortant, se représente sous les couleurs du Parti Socialiste. Son suppléant est René OLIVE, maire de Thuir.
5- Nicolas GARCIA, conseiller municipal d'Elne, pour le Parti communiste français. Pour une autre Europe que celle de Maastricht et de la monnaie unique (profession de foi)
6- Claude BOUTET, représente les écologistes "Les Verts".
A ces candidats classiques s'en ajoutent 7 nouveaux:
7- Jean RÈDE, ancien maire de Banyuls, encore vice-président du conseil général, RPR, se présente, ce qui constitue une surprise. Cette dissidence, contraire au souhait d'une candidature unique de la majorité et de la règle départementale sur l'attribution des circonscriptions, est surprenante (et sans succès possible, N. de l'a.). Désir de revanche des municipales ou préparation des suivantes? Quoi qu'il en soit: confusion des types d'élection. Il dispose du soutien du Colonel DE LA COMBLE et de l'ancien aviateur, as de la France Libre, Pierre CLOSTERMANN. Son suppléant est le docteur Michel SAGELOLY, fils de l'ancien maire socialiste SFIO de Céret. Cette situation n'est cependant pas nouvelle puisqu'elle réédite celle de 1993 (Errare humanum est, perseverare diabolicum !). L'indiscipline n'est pas une spécialité de la seule droite comme on a pu le remarquer tout au long de cette histoire électorale (3).
8- Laurent DELLA SANTINA pour "Génération Ecologie"
9- Edwige PIA du "Mouvement Ecologiste indépendant"
10- Jeanine ROUBERTOU "Ecologistes du rassemblement Nature et Animaux"
11- Jordi VERA du "Partit per Catalunya", pour le droit à la reconnaissance de la langue catalane.
12- Jony PANTOBE, candidat sans étiquette.
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Résultats (1er tour) |
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Circonscription |
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Inscrits |
Banyuls
3789 |
Circonscription
74167 |
Métropole + DOM,TOM 39.215.743 |
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Abst. |
845 (22,30%) |
29,80% |
32,04% |
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Votants |
2944 (77,70%) |
70,20% |
67,96% |
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Blancs & Nuls |
81 ( 2,75 %) |
4,48% |
4,94% |
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S. Expr. |
2863 (75,56%) |
67,05% |
64,60%
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SICRE |
536 (18,72%) |
15715 (31,60%) |
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GARCIA |
219 ( 7,65%) |
6396 (12,86%) |
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BOUTET |
40 ( 1,40%) |
905 ( 1,82%) |
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VERA |
21 ( 0,73%) |
691 ( 1,39%) |
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D. SANTINA |
17 ( 0,59%) |
566 ( 1,14%) |
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PIA |
18 ( 0,62%) |
592 ( 1,19%) |
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ROUBERTOU |
29 ( 1,01%) |
701 ( 1,41%) |
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PANTOBE |
28 ( 0,98%) |
594 ( 1,19%) |
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BECQUE |
732 (25,57%) |
9756 (19,62%) |
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RÈDE |
923 (32,24%) |
3796 ( 7,63%) |
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CAMPO |
32 ( 1,12%) |
1076 ( 2,16%) |
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MONTERRAT |
268 ( 9,36%) |
8943 (17,98%) |
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Les résultats à l'échelon national sont: PS = 24,98%, PCF = 9,94%, MDC = 1,05%, Ecolo = 6,81 (Les Verts = 3,59%, MEI = 0,7%, Div. Ecolo = 0,3%, Gén. Ecol. = 1,71%), Div. G = 2,80%, Ext. G = 2,52%, FN = 14,94%, Ext. Droite = 0,15%, RPR+UDF = 29,92%, Div. Droites = 6,60%
Remarques:
Les abstentions sont, comme aux législatives de 1993, inférieures à Banyuls comparées à la circonscription et à la métropole, du fait de la présence du maire de la commune … et de l'ex-maire.
En métropole les abstentions sont légèrement plus élevées par rapport à 1993 (+1,6 %)
Les bulletins blancs et nuls sont moins élevés à Banyuls que pour la circonscription et la métropole, pour la même raison que celle indiquée ci-dessus.
H. SICRE arrive largement en tête dans la circonscription avec un fort accroissement par rapport à 1993 (+4653 voix) alors que le nombre des inscrits a peu progressé entre les deux élections (+2791/1993). Il obtient un score supérieur à celui de JOSPIN lors de la Présidentielle de 1995 (31,6% contre 23,03% dans le département). A l'opposé, à Banyuls son score est étriqué et il est largement devancé par les "2" maires avec un pourcentage inférieur à celui réalisé par le PS en métropole (-6,7%), et dans sa circonscription (-12,88%) traduisant une certaine opposition est-ouest.
Le PCF obtient un résultat faible à Banyuls, -5,2% par rapport à la circonscription et - 2,26% par rapport à la métropole. Ici encore l'effet "territorial" a joué. En deux ans (1995-1997) la perte est de -1,78%, mais par rapport aux législatives de 1993 il progresse de 1,65%. Peu ou prou il représente 224 électeurs, soit une certaine stabilité ou pour certains une stagnation certaine.
Les Verts "de gauche" font un résultat très faible à Banyuls, comme dans la circonscription, et moindre qu'à l'échelon national (- 2,19%). Ils mobilisent environ 60 électeurs.
Les écologistes "autres" font à eux trois approximativement le même score soit 64 électeurs.
L'autonomiste catalan n'est pratiquement pas dans la course à Banyuls, et à peine meilleur dans la circonscription (+0,66%). Il retrouve ses résultats de 1993 à 1%.
P. BECQUE arrive en seconde position dans la circonscription comme on pouvait s'y attendre, devançant le FN de seulement 813 voix. La division de la droite traditionnelle aurait pu lui être fatal pour pouvoir se maintenir au second tour (485 voix seulement au dessus de la barre fatidique des 12,5% des inscrits). A Banyuls, son score est inférieur à celui de RÈDE de 191 voix. Maire d'une coalition largement hétéroclite politiquement (UDF, PS, Divers gauche) il était tout à fait logique qu'il ne puisse, pour ce type d'élection, retrouver ses voix des Municipales de juin 1995 (1146 au 1er tour), soit -414 voix. [le fait de s'en offusquer traduit plus de la sentimentalité que de la rationalité … et en voudra à certains de ses colistiers municipaux, dixit ceux-ci. N. de l'a.].
J. RÈDE n'obtient pas non plus son score des Municipales (1516), soit -593 voix. Sa deuxième dissidence lui fait encore perdre des voix par rapport à 1993 (-5,26%) sur l'ensemble de la circonscription, et -19,06% à Banyuls (… hors du Parti point de salut !).
Le candidat CNI-MPF s'effondre par rapport à 1993 à Banyuls (-1,49%) comme dans la circonscription (-7,46%). Ce "mouvement" ne regroupe qu'une cinquantaine d'électeurs.
Le candidat sans étiquette recueille 1% des voix, aussi bien à Banyuls que dans la circonscription (soit 594 voix).
Le FN progresse à Banyuls de 1993 à 1997 (+2,16%), moins dans la circonscription (+ 1,37%), alors qu'à l'échelon national sa progression est de +2,25%. Son potentiel d'électeurs est de 234, différence marquée par rapport à la présidentielle de 1995 avec 406 électeurs (mais le candidat aux législatives n'est pas LE PEN). MONTERRAT manque de 328 voix d'avoir le choix du maintien (ou du retrait) pour le second tour (12,5% des inscrits = 9271 voix).
Au total les partis de gauche recueillent 816 voix (28,5%) contre 1687 voix à la droite (58,92%) à Banyuls; mais dans la circonscription 17081 voix à droite contre 23707 à gauche.
Le candidat de droite ne peut l'emporter qu'avec le report total des voix du FN (ce qui est loin d'être assuré, et même exclu). Un calcul antérieur montre qu'environ 50% seulement de cet électorat se reporte sur le candidat de la droite traditionnelle, soit ici 4472 voix. Pour le second tour le total de BECQUE devrait avoisiner 21550 voix.
Le calcul des reports de voix éventuels au deuxième tour impose l'analyse des feuilles d'émargements (4).
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Résultat (2 ème tour): |
Banyuls |
Circonscription |
Métropole + DOM,TOM |
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Inscrits |
3759 |
73164 |
38.440.714 |
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Abst. |
790 (21,02 %) |
19,11% |
28,87% |
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Votants |
2969 (78,98 %) |
73,88% |
71,13% |
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Blancs & Nuls |
322 (10,85 %) |
7,59% |
6,32% |
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S. Expr. |
2647 (70,42 %) |
68,27% |
66,63%
|
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SICRE |
1242 (46,92 %) |
28796 (57,65 %) |
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BECQUE |
1405 (53,08 %) |
21153 (42,35 %) |
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Remarques:
Les abstentions ont légèrement régressé: -1,28% à Banyuls, -3,68% pour la circonscription et 3,17% pour la métropole. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser le très grand nombre de candidats au 1er tour n'a pas entraîné une abstention importante (moyenne de 24% toutes législatives confondues)
Les votes blancs et nuls "normaux" pour un premier tour se sont fortement accrus au second: +8,10% des votants à Banyuls, dus pour l'essentiel au FN ou/et aux "pro-Rède", alors que dans la circonscription il n'est que de +3,11%.
H. SICRE progresse à Banyuls de +706 voix, soit, après apport des Verts et du PCF, 447 voix en provenance de nouveaux électeurs du second tour mais aussi de transferts venant d'électeurs "pro-RÈDE" et à moindre degré du FN (2)! Dans sa circonscription, l'accroissement est de 13081 voix, soit 5780 voix provenant d'une partie des nouveaux électeurs (ratio du mouvement: 53,3%) soit une centaine d'électeurs seulement. Il ne peut qu'avoir "bénéficié" d'un fort apport des électeurs de RÈDE et du FN (total: 12739) soit 45,4%. Ainsi, comme en 1993, il doit sa réélection à la division de la droite traditionnelle … et de la "vengeance" de LE PEN (5).
P. BECQUE gagne 673 voix à Banyuls, démontrant bien le très mauvais report des voix de droite, pour ne pas parler du FN. Dans la circonscription, l'accroissement est de 11397 voix, manque 4279 voix (après cumul: droite + FN) et se trouve largement devancé, non par défaut de ces voix puisqu'il n'y avait pas de triangulaire, mais du fait d'un certain transfert sur le candidat du PS.
Au plan national, l'échec de la majorité sortante est sans appel (6), avec une perte de 240 sièges. Là encore le FN a joué un rôle de nuisance important, même si approximativement 50% de ses électeurs ont renâclé à jouer la politique du "pire" (7). C'est aussi la première dissolution "à froid" de la Ve République, et un revers sévère pour le Président, qui ne peut pas être sans conséquence dans son propre camp. Une nouvelle cohabitation s'annonce, inverse de celle de 1993.
Le PS et Divers Gauche se taillent dans la nouvelle Assemblée la part du lion, pouvant imposer à ses partenaires (PC + Verts) la constitution d'une nouvelle "majorité plurielle". Lionel JOSPIN sera investi Premier ministre et forme un gouvernement à l'image de sa majorité (8).
Notes annexes :
(1) Au printemps 1997 le ministère des Finances signalait à A. JUPPÉ qu'il serait impossible au gouvernement de respecter les critères de convergence financière de Maastricht à l'automne. Cf. Ghislaine Ottenheimer: Le fiasco. Edit. Albin Michel (1996); Philippe SÉGUIN (op. cit.,2003, p.462 & suiv.)
(2) Le billet d'Henri FABRE: "L'Indépendant" du 24 mai 1997.
(3) Cf. Louis MONICH: Histoires rocambolesques de l'élection cantonale 1976 en Roussillon. Edit. Llibres del Trabucaire (1996).
(4) A Banyuls l'examen des listes d'émargement montre que 623 électeurs inscrits ne sont venus à aucun des deux tours; 189 votants au 1er tour ne sont pas revenus au second et 216 absents au premier se sont déplacés au second. L'écart n'est donc que de 27 électeurs.
(5) Cette position du FN entraînera ultérieurement de sérieuses dissensions en son sein, et provoquera une scission entre deux des leaders. Bruno MÉGRET entraînant nombre d'élus du FN dans un nouveau parti: le MNR (mouvement national républicain), peu différent quant au fond, mais s'en distinguant par la stratégie et le langage.
(6) Alors que deux mois avant les instituts de sondage (CSA et SOFRES) donnaient 60 députés de plus pour la droite !
(7) Cf. Pascal PERRINEAU: Le symptôme Le Pen. Edit. Fayard (1997).
(8) Voir éditorial de Serge JULY in "Libération" du 2 juin 1997.
Note complémentaire :
Dominique LEJEUNE souligne que suite au refus par les communistes de faire partie du gouvernement de Laurent FABIUS (18 juillet 1984), la droite brandit le drapeau de l'anticommunisme. François LÉOTARD fustige le Front populaire, tandis qu'Alain JUPPÉ ironise sur le fait qu'il n'y a plus que deux ou trois partis communistes en Europe, et que nous avons la chance d'en avoir un. Alain GRIOTTERAY (UDF) écrit dans le "Figaro Magazine" que le PCF conserve ses compagnons de route et des idiots utiles, conscients ou inconscients. Les répliques viendront de Jean-Pierre CHEVÈNEMENT qui déclare : qui hésiterait à prendre Robert HUE (PCF) en auto-stop, et de Lionel JOSPIN qui fait remarquer à A. JUPPÉ que l'URSS n'existe plus depuis quelques années! L'aimable rappel par le RPR du passé trotskiste de JOSPIN ne semblera pas émouvoir une opinion publique vacciné sur les retournements idéologiques des hommes politiques. Comme l'avait si bien exprimé Edgar FAURE et pour le paraphraser: ce ne sont pas les hommes politiques qui changent … mais la girouette qui prend la direction du grand vent de l'Histoire (N. de l'a.).
Note annexe:
(1) D. LEJEUNE (op. cit., 2003, p.255-256).
